Opinions, Humeurs et Géopolitique

Le blog de Francis Laloupo

Archives de Tag: Libertés

Burkina Faso : L’escalade totalitaire

Publié en exclusivité sur LSI AFRICA le 26 Juillet 2026 – Burkina Faso : L’escalade totalitaire]

Après la dénonciation d’ennemis extérieurs, voici venu le temps de la fabrique de ceux de l’intérieur. Au cœur de cette étape, la nationalisation du religieux par le politique et la mise sous haute surveillance de la liberté de culte. Les aléas du « souverainisme », selon le capitaine Ibrahim Traoré…

C’est bien connu, les putschistes voient des ennemis partout. Et même quand ils n’en trouvent pas, ils en inventent, avec un mélange d’obstination et d’exaltation. A bien observer le capitaine Ibrahim Traoré, président de l’incertaine transition au Burkina Faso, on peut déceler dans son regard cette fièvre qui traduit une crainte obsessionnelle de se voir déposséder du pouvoir conquis par les armes. Membre de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), il s’est appliqué, bien plus que ses deux alliés du Niger et du Mali, à « conceptualiser » son œuvre de captation de l’Etat. Il a fait des réseaux sociaux son royaume où il peut, sans retenue, étaler ses œuvres fictives et sa fantasmagorie « révolutionnaire ». Entre narcissisme et vanité.

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Centrafrique : Wagnerland…

Publié en exclusivité sur LSI AFRICA le 13 Juillet 2026 – Centrafrique : Wagnerland… ]

Des citoyens sommairement exécutés puis décapités par des éléments de Wagner. L’opposition et la société civile qui réclament, en pure perte, le retrait des mercenaires détenteurs d’un permis de tuer validé par le pouvoir centrafricain. Dernières nouvelles de la capitale de la terreur wagnérienne…

Ce 8 juillet, l’une des pires manifestations de l’horreur s’est invitée, une fois de plus, dans le quotidien des habitants de la République centrafricaine à travers des vidéos abondamment relayées sur les réseaux sociaux. La scène s’est déroulée à l’intérieur du pays au cours de cette première semaine de juillet. Pris dans un guet-apens tendu par des mercenaires de Wagner, des hommes ont été méthodiquement abattus, puis décapités. Séparées du reste des corps qui jonchent le sol, les têtes ont été posées et alignées sur un tapis à même le sol, à la manière d’une macabre exposition. Les hommes de Wagner sont assistés dans cette besogne par des « supplétifs » africains de différentes nationalités, surnommés « Russes noirs » par les Centrafricains… Les acteurs du massacre se sont appliqués à filmer la scène, en agrémentant l’exercice de    leurs bruyants commentaires. Sur les vidéos, l’on peut entendre distinctement le chef de la milice Wagner énoncer les termes de l’horreur : « Vous ne voulez pas la paix ? C’est maintenant. Égorgez chaque personne ! » Insupportable exhibition de l’abomination, les images ne manquent pas de rappeler les pires œuvres de groupes djihadistes dont la réputation fut, au cours des dernières années, alimentée et soutenue par la mise en scène des cruautés infligées à leurs otages.

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Niger / AES : L’ivresse de l’arbitraire

Publié en exclusivité sur LSI AFRICA le 13 Juin 2026 – Niger / AES : L’ivresse de l’arbitraire ]

Le mot « démocratie » étant banni dans les pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), Mayra Djibrine, présidente de l’Alliance des démocrates du Sahel (ADS) a été « provisoirement » déchue de sa nationalité nigérienne. Une décision qui intervient dans un contexte marqué par la radicalisation et une fuite en avant des régimes militaires de la région.

Ce 11 juin, le chef de la junte nigérienne, le général Abdourahamane Tiani, a signé un décret portant « déchéance provisoire » de la nationalité de Mariama Djibrine alias Mayra, présidente de l’Alliance des démocrates du Sahel (ADS). Cette plateforme, inaugurée en avril dernier à Bruxelles, regroupe des personnalités politiques et des acteurs de la société civile originaires des trois pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES – Mali, Burkina Faso, Niger) résidant ou en exil à l’étranger. La sentence prononcée contre Mayra Djibrine survient donc moins de trois mois après le lancement de l’ADS, dont l’objet est de « promouvoir un Sahel libre, démocratique et respectueux de la dignité humaine à travers l’éducation, l’engagement citoyen, la solidarité et la culture ». Manifestement, l’initiative n’est pas du goût de la junte de Niamey, qui l’accuse hardiment de « diffusion de données de nature à troubler l’ordre public, incitation à la révolte et intelligence avec une puissance étrangère ».

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