Opinions, Humeurs et Géopolitique

Le blog de Francis Laloupo

Archives de Catégorie: Au fil des jours…

Kiosque – Emission du 18 décembre 2016

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Election de Donald Trump – Edition spéciale JT Afrique TV5

RDC : Une présidentielle entre répression et contestation (France 24)

Revoir l’émission Kiosque du 6 mars – TV5 Monde

A revoir – JT Afrique du 23/09/15 – Les médiations africaines – TV5 Monde

Post Scriptum : Face au coup d’Etat perpétré le 16 septembre par le Général Gilbert Diendere et les éléments du RSP, la gestion de la crise par la Cédéao s’était heurtée, dans un premier temps, à une difficulté essentielle : l’incapacité organique de l’organisation régionale  à constater et à prendre en compte la nature révolutionnaire des événements en cours au Burkina Faso depuis un an. Alors que le texte issu de la médiation menée les 19 et 20 septembre par les présidents sénégalais et béninois – Macky Sall et Thomas Boni Yayi – avait été rejeté par l’opinion, le chef de l’Etat nigérien, Mahamadou Issoufou indiquera, avant l’ouverture du sommet d’Abuja (Sommet des chefs d’Etat de la Cédéao du 22 septembre) que « rien ne peut se faire sans l’assentiment du peuple ». On notera ensuite que le texte issu du Sommet d’Abuja se démarquait, sur plusieurs points déterminants, de celui élaboré précédemment à Ouagadougou. La construction et les étapes de la médiation de la Cédéao, dans le contexte burkinabé, auront révélé les limites structurelles et « politiques » des protocoles de médiations classiques de l’organisation régionale. Le cas burkinabé amènera-t-il les experts de la Cédéao à intégrer dans le répertoire des conflits, en vue de les résoudre, les crises politiques « à caractère révolutionnaire » ?
Francis Laloupo

Mali : « Le jour le plus important… »

francois-hollande-president-malien-dioncounda-traore-2-fevrier-2013-a-bamako-mali-1206247-616x380Quelque chose d’inédit s’est produit au Mali, le 2 Février dernier. La visite de François Hollande dans ce pays en guerre aurait pu ressembler à bien d’autres : une revue des troupes, la démonstration offerte aux caméras d’un chef de guerre allant braver l’ennemi dans le brasier du conflit, ou encore, à la manière d’un Sarkozy en Libye d’après-guerre, le spectacle forcément navrant du libérateur mettant en scène sa propre satisfaction. En vingt-quatre heures d’une visite à la fois tranquille et chargée de la tension inhérente à un tel contexte, François Hollande, qui n’avait pas une connaissance sensible de l’Afrique subsaharienne avant son élection à la magistrature suprême, aura fait d’un contexte de guerre, l’occasion d’une réelle rencontre avec le Mali. Le fait est suffisamment rare pour être souligné : la presse malienne, unanime, a salué cette visite. Aussi bien pour le sens qui en émanait que pour le discours prononcé à Bamako. Un discours qui, tout s’en inspirant de l’événement, est parvenu à transcender la tragédie en cours dans le pays. Un discours, dont on n’a pas fini de décrypter le contenu et les incidences, venu conforter un fait, tout aussi rare : le sentiment favorable émis par la majeure partie de l’opinion africaine à l’égard d’une intervention française sur le sol africain. Là aussi, l’actuel chef de l’Etat français a su déjà imprimer sa marque, au demeurant exceptionnelle, aux yeux de l’opinion.

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