Opinions, Humeurs et Géopolitique

Le blog de Francis Laloupo

Archives Mensuelles: juin 2011

L’étrange parti socialiste français

Tout homme normalement constitué parierait, sans hésiter, sur la défaite de la droite à la prochaine présidentielle en France. Un président que les sondages présentent, un peu plus chaque jour, comme une aberration historique du suffrage universel ; une majorité – de droite – divisée, traversée par un spleen assassin, tiraillée entre les « ultras populistes » et les « gaullistes humanistes » ; un centre, qui brise l’alliance avec cette droite, et jure de restaurer l’honneur de la France perdu dans les eaux troubles de la « Sarkozye »… Ajoutez à cela la politique menée depuis quatre ans à la manière d’une symphonie de turbulences et où la confusion le dispute à la vacuité.

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Tueurs en Syrie

Silence on tue… C’est une entreprise de répression planifiée, se déployant crescendo. Commencée comme une classique opération de sécurité publique, la répression en Syrie se révèle aujourd’hui, telle qu’elle était programmée par un régime rompu à l’orchestration de la violence politique : une offensive guerrière contre des manifestants aux mains nues. On a pu voir – grâce aux vidéos postées sur Internet – ces manifestants dire et répéter leur attachement à la non-violence. Et ceux qui, parmi eux, sont tentés de déroger à ce principe en se munissant d’objets de défense contre les forces de l’ordre, ont été régulièrement priés de s’en délester, avant d’être admis dans les cortèges. Les forces du parti Baas tirent sur des manifestants aux mains nues. Leur but : terroriser, tuer, et décourager, pour longtemps encore, toute velléité contestataire. Chez les baasistes, on ne discute pas, monsieur… on ne négocie pas… On tue.

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Le syndrome de l’opposant historique : Wade, Ggagbo, Olympio et les autres…

L’Afrique postindépendance a produit un homo politicus d’un genre particulier : l’opposant historique. C’est une variété spécifiquement africaine, et que le monde entier pourrait envier au continent. Il est d’ailleurs étonnant que, dans les études de sciences politiques, l’on n’ait pas encore songé à inclure un chapitre sur ce spécimen qui, pourtant, depuis cinquante ans, a joué sa partition, aussi constante que nécessaire, dans la conflictualité politique en Afrique. C’est là une lacune d’autant plus fâcheuse qu’il s’agit d’une espèce en voie de disparition.

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