Opinions, Humeurs et Géopolitique

Le blog de Francis Laloupo

Archives de Catégorie: Billets d’humeur

Lettre au Président Emmanuel Macron : « De grâce, ne vous préoccupez pas de l’Afrique ! »

Une fois encore, la question rituelle était au rendez-vous de l’élection présidentielle française : quelle sera la politique du nouveau président français en direction, voire «en faveur» de l’Afrique ? Sur les médias, les réseaux sociaux, dans les conversations des «prescripteurs d’opinion», la tradition n’a pas pris une ride. Une fois de plus se trouve réactivé, avec une vigueur renouvelée, ce lien aussi particulier qu’unique entre la France et l’Afrique francophone. Ce sont les énigmatiques ressorts de ce lien qui font des Africains francophones, plus de cinq décennies après les indépendances, la seule collectivité humaine amenée à s’interroger, à chaque élection présidentielle française, sur ce qu’ils pourraient attendre du nouveau président élu de l’ancienne puissance coloniale.


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Urgent Burundi

Etat d’alerte maximum. Aux commandes du pays, en ces jours de tous les dangers : une équipe de paranoïaques, bipolaires, criminels pervers, tortionnaires psychopathes, intendants maquisards, gouvernants amateurs. L’équipe du Nkurunzizaland en piste pour un festival sons et ténèbres d’un massacre intensifié programmé. Les Burundais dans l’attente d’un geste salvateur de la Communauté internationale.

Burundi : Peuple en danger

Le jour se lève sur Bujumbura, et le monde regarde le Burundi tomber. Il ne se passe plus de jour sans que l’on dénombre des assassinats. Assassinats ciblés, dit-on. Festival de crimes auquel s’ajoutent la ronde frénétique des enlèvements et diverses formes de tortures, de brutales intimidations. L’empire de la peur, exactement. Le crime rôde, et les criminels viennent frapper aux portes. Les préposés au crime sont dans la rue. Ici et là… Tout près de chez vous. Hécatombe silencieuse. Le monde n’entend pas les cris sourds des victimes. A l’intérieur de ce factice silence, ceux qui tombent sous les balles de la soldatesque et des escadrons tentent encore d’appeler au secours. Un peuple est pris en otage par une bande de criminels, lancée dans une course infernale vers sa propre ruine. Mais combien comptera-t-on de victimes avant que de voir ces coupe-jarrets parvenir au bout leur nuit ? Au bout de leur équipée insensée ? On le sait désormais : Pierre Nkurunziza et son clan, après avoir fait main basse sur le Burundi au travers d’une élection aussi contestée que dantesque, ont choisi de défier le monde et de brandir leur « bon droit » issu d’une logique corrompue. Emportés dans une fuite en avant, un peu plus convaincus chaque jour de l’impasse vers laquelle ils se sont projetés, ils semblent avoir décidé de mener dans leur pays une guerre de fin du monde. Une guerre contre leur peuple, et, si possible, en entraînant dans leur folie les pays voisins. L’enfer est en eux.

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Burundi : Le monstre d’Arusha

8f512602ec4e23fca927b0de8212642eb5aa7c96 (1)Le 28 août 2000 était signé en Tanzanie « l’Accord pour la paix et la réconciliation au Burundi ». L’adoption de ce texte mettait officiellement fin à la longue guerre civile qui avait déchiré ce pays. Nous étions alors quelques-uns à nous montrer sceptiques vis-à-vis de ce protocole de résolution de conflit qui instituait un partage du pouvoir par les belligérants qui, pour la plupart, n’avaient que pour seule expertise la pratique de la guerre. En initiant ce qu’on désignera comme « les Accords d’Arusha », la communauté des médiateurs internationaux qui s’étaient portés au chevet du Burundi s’étaient ralliés au principe d’une hasardeuse « réalité ». Celle qui combinait les données ethniques et le résultat des rapports de force issus de la guerre civile. N’ayant pour seuls interlocuteurs et personnels politiques disponibles que des chefs de guerre, la communauté internationale avait choisi, dans une manière de précipitation, de devenir l’arbitre et l’auteur d’une architecture politique qui allait constituer les fondements d’un Burundi réconcilié, normalisé, voire « démocratique ». Mus autant par leur bonne volonté que par l’impatiente détermination à « normaliser » ce pays, obsédés par l’urgence du résultat, les médiateurs ayant initié les Accords d’Arusha avaient fait un pari sur l’avenir. Un pari risqué. Lire la suite

Afrique : L’alibi du « complot » permanent

[Version intégrale]*

L’affaire a de quoi inquiéter. Alors que quelques années plus tôt, j’en sous-estimais la portée, je dois bien reconnaître qu’il s’agit de ce que les sociologues désignent comme une « tendance lourde ». Sur des chaînes privées de télévision et de radio, dans des journaux et sur les réseaux sociaux, le phénomène s’étend, s’amplifie et agit par capillarité au sein des opinions africaines. De quoi s’agit-il précisément ? D’un nouveau syndrome. Le syndrome du complot permanent de l’Occident dressé contre l’Afrique.

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