Opinions, Humeurs et Géopolitique

Le blog de Francis Laloupo

Archives de Tag: Diplomatie

Afrique du Sud, immodeste puissance

Deux géants dominent la scène politique africaine : l’Afrique du Sud et le Nigeria… A mesure que s’éloigne dans le temps le souvenir de l’apartheid, le premier se révèle peu à peu aux opinions dans sa réalité nue : un géant économique aux pieds d’argile, et à la diplomatie défaillante. Quant au second, puissant mais jamais envié, il s’applique à consolider son armature, sans démonstration et sans éclat, pour devenir, bientôt, ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être : le véritable pôle de gravité de la confédération potentielle des Etats d’Afrique. Avant d’aborder dans un prochain texte le « retour » du Nigeria*, nous vous proposons ici un regard de l’intérieur du continent, sur l’Afrique du Sud…

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Libye, le problème Sarkozy

En attendant que les armes se taisent en Libye, les différents acteurs du conflit ont commencé à faire leurs comptes, dans tous les sens du terme. Tandis que les responsables du Conseil national de transition (CNT) déploient des trésors de diplomatie pour obtenir le déblocage des avoirs libyens dans les banques occidentales, et alors que l’Onu s’inquiète des conséquences humanitaires du conflit, le pouvoir français s’applique à communiquer sur son « rôle central » dans la chute du régime Kadhafi. Le 1er août dernier, l’Élysée réunissait une soixantaine de délégations de haut niveau pour une « conférence internationale » portant sur la reconstruction de la Libye. Le matin même, une « fuite » savamment organisée laissait entendre que le CNT allait accorder à la France 36% de l’exploitation du pétrole libyen. Information fortement démentie par les nouvelles autorités libyennes. Démenti ensuite relayé par Paris. Triviale ambiance…

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Zaïre, Rwanda, Bénin, Tunisie, etc.

Ces rendez-vous manqués de la diplomatie française en Afrique

Fin des années 80, un tournant, certainement en Afrique subsaharienne. Troisième époque postcoloniale, après la proclamation de l’indépendance, suivie quelques petites années plus tard de l’implication de cette partie du monde dans la Guerre froide. Dans cette troisième époque de l’histoire postcoloniale, nous avons pu observer à quel point la France, ancienne puissance coloniale, a raté, à répétition, le train de l’Histoire dans ses « zones d’influence ». Tout au long de ces vingt dernières années, elle aura fait l’affligeante démonstration d’une incapacité – impréparation ?  – à accepter les mutations en cours dans ces pays auxquels elle est restée liée. Un refus obstiné d’accompagner le cours de cette histoire sans la réduire à sa lecture propre des événements, sans la ramener à son seul champ de vision. A force, cette France officielle s’est figée au bord du chemin, regardant passer le train de l’Histoire, parfois comme un acteur occasionnel et malhabile, toujours emmurée dans son désir de «stabilité » – d’immobilisme – quitte à avancer les yeux rivés sur le rétroviseur de sa propre histoire, ou de l’idée qu’elle s’en fait…

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