Opinions, Humeurs et Géopolitique

Le blog de Francis Laloupo

Archives de Tag: Cedeao

Mali : Assistance à pays en danger

C’est un principe que nous avons souvent évoqué ici. Celui d’ « assistance à peuple en danger ». C’est sur ce principe inscrit dans le droit international, et bien souvent oublié au profit d’un discutable « devoir d’ingérence » que la France fonde son engagement militaire dans le conflit malien, depuis le 11 janvier. « Si l’on n’était pas intervenu, il n’y aurait plus d’Etat malien », a indiqué Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense. En somme, bien plus que l’appel au secours lancé à la France par le président intérimaire malien, par-delà même la légalité internationale qui sous-tend l’action de Paris, la justification majeure de cette intervention française réside dans le fait que l’existence, à proprement parler, d’un pays était menacée, sous le regard médusé ou indifférent du monde. Un fait rarissime sur la scène internationale.

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Mali : Agenda critique franco-africain

Face à la crise multidimensionnelle à laquelle se trouve confronté le Mali, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a opté pour un protocole de résolution en deux temps : d’abord, la restauration de l’ordre constitutionnel, puis, la mise en œuvre des moyens, y compris militaires, pour le rétablissement de l’intégrité territoriale du pays. Pour contraindre la junte qui s’est emparé du pouvoir le 4 mars dernier à le rendre à un exécutif civil intérimaire chargé de la gestion d’une période de transition conduite par le Président du Parlement, Diouncounda Traoré, la Cedeao aura imposé un embargo dont les effets furent immédiatement et durement ressentis par les habitants de ce pays enclavé, essentiellement dépendant de ses voisins, en ce qui concerne l’importation et l’exportation des biens de première nécessité. Un embargo que certains acteurs politiques maliens ont qualifié de « criminel ». N’empêche, moins de 72 heures après l’entrée en vigueur de l’embargo, la junte a accepté de se soumettre à la signature d’un accord-cadre, mettant fin à son aventure. Dans la foulée, le 8 avril, la démission du président Amadou Toumani Touré, défait par le coup d’Etat, confirmait, selon les principes constitutionnels, la vacance du pouvoir, et conséquemment, le début d’une période de transition qui devrait déboucher, sous quarante jours, à la tenue de nouvelle élections.