Opinions, Humeurs et Géopolitique

Le blog de Francis Laloupo

Archives Mensuelles: mai 2011

Sarkozy, l’Ivoirien…

Il y a décidément de quoi en désespérer…. Nicolas Sarkozy n’est pas un subtil. Monsieur-trop. Fouteur de malaise patenté… Ici même, nous avions relevé les multiples énormités que le président français a coutume de commettre lors de ses déplacements à l’étranger, et singulièrement en Afrique… On se souvient des grossières entorses aux règles diplomatiques – ou de simple courtoisie – au Gabon, au Mali, en République démocratique du Congo, ou encore au Rwanda, ailleurs encore en Haïti… Cette fois, l’enjeu était particulièrement sensible. Être le premier président français – et le seul chef d’État « occidental » – à se rendre en Côte d’Ivoire après une crise qui a non seulement opposé les Ivoiriens entre eux, mais qui fut aussi marquée par des périodes d’extrême tension entre ce pays et l’ex-puissance coloniale. Encore aujourd’hui, le climat porte la charge de l’instrumentalisation par le régime Gbagbo des rancœurs à l’encontre d’une France accusée de réflexes impérialistes… Ces accusations, méticuleusement orchestrées par l’ancien pouvoir ivoirien, auront alimenté la fièvre des « patriotes », et, au passage, alourdi la macabre comptabilité des victimes de la crise ivoirienne… C’était hier… Pas plus tard qu’hier…

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Victoires américaines, injustices universelles, faillite des États…

Quelles leçons a-t-on tirées de la crise emblématique du 11 septembre 2001 ? On se souvient que, face à la conjonction des attentats d’Al Qaida et le déclenchement de la guerre américaine en Afghanistan, les dirigeants du monde s’étaient trouvés confrontés à deux courants d’opinions opposés : les « légitimistes » soutenant la riposte américaine et les « procureurs » qui, tout en condamnant l’horreur du 11 septembre, marquaient leur défiance à l’égard de la toute-puissance américaine. Rien n’a vraiment changé depuis. Dans le même temps, ces deux courants avaient en partage, obscurément, ce même sentiment : dans un monde où le fossé entre riches et pauvres ne cessait de se creuser, la logique de la guerre américaine – en Afghanistan et en Irak – ne pouvait se confondre à celle des déshérités de la planète.

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Terrorismes…

L’impact planétaire de la nouvelle de l’élimination d’Oussama Ben Laden a soudain ravivé le souvenir de la communion émotionnelle provoquée par les attentats du 11 septembre 2001. Presque dix ans… Il y a, dit-on, un avant et un après « 11 septembre »… Un mois avant l’événement, je me trouvais sur le sol américain. C’était donc avant. Durant ce séjour, je me souviens d’un matin où des sirènes d’escorte avaient, pendant quelques longues minutes, dominé de leurs décibels le vacarme continu de Manhattan. En sortant de l’ascenseur pour aller satisfaire ma curiosité, j’avais surpris une jeune employée noire de la réception de l’hôtel en train d’écraser furtivement une larme. Que se passait-il donc ? Elle me renseigna : Bill Clinton allait prendre possession, ce matin-là, de ses nouveaux bureaux installés en plein cœur de Harlem… « C’est historique, dit-elle… A Harlem ! Incredible ! » Les temps changeaient en Amérique. Ils basculeront un mois plus tard avec les attentats perpétrés par Al Qaida.

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