Opinions, Humeurs et Géopolitique

Le blog de Francis Laloupo

La lumière de Pauline Kayitare

Rencontre, dans l’émission « Le Grand Débat » sur Africa n°1

Avec Pauline Kayitare, auteure, avec Patrick May, de Tu leur diras que tu es Hutue, A 13 ans, une Tutsie au cœur du génocide rwandais, paru chez André Versaille Editeur.

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C’était le 21 mars dernier. Un rare moment d’humanité à partager avec vous…

Côte d’Ivoire : Après la guerre, un référendum ?

La guerre en Côte d’Ivoire. La guerre, exactement… Tragiquement prévisible et prévue. Ivoirité sous Konan Bédié, premier coup d’État en 1999, élection « calamiteuse (dixit Laurent Gbagbo)» en 2000, promotion des « nationalités douteuses » et émergence des escadrons de la mort sous le régime de Gbagbo, irruption de la rébellion dans l’espace politique en 2002, suivi d’un long purgatoire… Les élections sans cesse reportées n’ont pas ouvert les voies d’un paradis nouveau. Au bout de ce long chemin d’épreuves, la guerre. L’ultime accomplissement de la violence qui n’a cessé de déployer son empire en Côte d’Ivoire depuis plus d’une décennie.

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Souverainetés, impérialisme…

Merci de l’intérêt que vous manifestez à l’égard de cet espace d’expression publique.

J’ai pu noter à travers les nombreuses réactions à mon texte sur la situation libyenne, « Une si vieille rancune », des termes récurrents, tels que : impérialisme, atteinte à la souveraineté, arrogance et intérêts économiques de l’Occident. Permettez-moi ici une réponse « groupée » à ces réactions, en quelques points.

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Crise libyenne – Une si vieille rancune…

C’est bien connu, Kadhafi cultive, clame et revendique une viscérale détestation de l’Occident. Cette haine avait trouvé dans la Guerre froide son meilleur champ d’expression. Les attentats de Lockerbie et du DC10 d’UTA constituèrent une étape cruciale de ce qui s’apparentait à la promesse d’une guerre sans fin. Au début de l’histoire, cette rancune fut le moteur de la « guerre de libération » qui l’amena au pouvoir. Elle alimentera sa « révolution » et sera la constante justification de son règne sans limite.

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Côte d’Ivoire – Archives de la haine ordinaire

Ce qu’il est convenu d’appeler « la crise ivoirienne » vient de franchir un cap décisif, avec d’une part, la multiplication des violences perpétrées contre les populations, et d’autre part, les actes de guerres et les affrontements entre les troupes fidèles à Laurent Gbagbo et celles soutenant le camp d’Alassane Ouattara.
Afin d’éclairer ceux qui découvrent la tragédie ivoirienne depuis seulement la crise postélectorale déclenchée en décembre dernier, Generis Media Entreprises, éditeur de ce site, m’a demandé de mettre à la disposition des lecteurs une courte sélection de mes articles portant sur la situation politique en Côte d’Ivoire, sur une période allant de décembre 2000 – soit deux ans avant le début de la crise politico-militaire en septembre 2002 – et décembre 2004. Ces articles, publiés alors, pour l’essentiel, dans le magazine
Le Nouvel Afrique Asie contribueront à une meilleure compréhension des origines et des ressorts des événements en cours actuellement en Côte d‘Ivoire.

Accès aux textes :

Côte d’Ivoire – Archives de la haine ordinaire

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Japon, Nostalgie du Soleil

Je me suis rendu au Japon, la première fois, en 1989, quelques mois seulement avant la fin de la Guerre froide. C’était encore le Japon flamboyant, celui du fameux miracle économique et du « capitalisme social ». L’économie japonaise était à son apogée et les citoyens conjuguaient bien-être, abondance de l’épargne et solidarité. Dans ce « monde idéal » pointait pourtant déjà, subrepticement, quelque soupçon du « syndrome suédois », ce socialisme parfait des années 60 à 80, tellement parfait qu’il engendrait l’ennui chez la jeune génération, alors même qu’on enregistrait en Suède, à l’époque, le plus fort taux de suicides au monde. Au Japon, au temps du « capitalisme social » nul ne devait vivre aux dépens des autres. Je fus alors sidéré de voir des postes de travail occupés par quatre individus à la fois, là où un seul emploi aurait largement suffi à assurer la production. C’était le Japon du « chômage zéro ». Tout cela aura duré des années 50 à la fin des années 80. Depuis, le capitalisme s’est défait de son pendant social et la bulle spéculative japonaise a sonné la fin du miracle. Aujourd’hui, le Japon a dû céder à la Chine sa place de deuxième puissance économique mondiale. Au Pays du Soleil Levant, certains ont vécu ce déclassement comme une humiliation…

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