Opinions, Humeurs et Géopolitique

Le blog de Francis Laloupo

Vestiges françafricains et tourmente béninoise – Notes de fin de saison – Part I

Deux dates à retenir, parmi d’autres, cette année : le 28 janvier 2013, visite en France du président camerounais Paul Biya, et le 8 avril, celle, toujours en France, de son homologue congolais Denis Sassou Nguesso. D’abord, le séjour français du président camerounais Paul Biya. Une visite dite « de travail » pour en signifier le caractère « non politique ». Par conséquent, sa rencontre avec son homologue français au Palais de l’Elysée n’allait être qu’un intermède courtois dans un agenda voué, pour l’essentiel, aux réunions entre la délégation camerounaise et les « opérateurs économiques ».  Objet de ce premier séjour à Paris du dirigeant camerounais depuis l’élection de François Hollande, selon la délégation : « évaluer les intérêts économiques de la France au Cameroun, au travers des activités et du volume des investissements des entreprises françaises dans le pays ». Mais derrière cet énoncé officiel se profilait un autre enjeu, autrement plus entortillé : faire la démonstration du lien « indéfectible », voire obligé, entre les deux pays.

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Interventions médias

Réécoutez les dernières interviews de Francis Laloupo, à l’occasion de la parution de « France-Afrique, la rupture, maintenant ? » aux éditions Acoria :

Invité d’Afrique matin sur RFI, le 4 juin dernier :

Invité d’Une semaine d’actualités sur RFI, le 22 juin dernier :

Partie 1 :

Partie 2 :

« France-Afrique : le rupture, maintenant ? » Itw du 27 mai 2013 sur Africa 24

Sarkozy, Fatal scénario

sarkozy_kadhafi4321Il y a un mois, le parquet de Paris ouvrait une information judiciaire concernant les accusations d’un soutien financier de la Libye à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Une information contre X pour « corruption active et passive, trafic d’influence, faux et usage de faux, abus de biens sociaux, blanchiment, complicité et recel de ces délits ». L’on a pu s’étonner que cette nouvelle, diffusée pour l’essentiel par la presse écrite, dans la journée du 19 avril, n’ait été ensuite que très timidement reprise par les grands médias audiovisuels français, et qu’elle n’ait été suivie d’aucun développement permettant au public d’en saisir la portée. Car de quoi parle-t-on exactement ? De graves accusations, émises notamment par le sulfureux homme d’affaires franco-libanais Zyad Takiedine, à l’encontre d’un ancien chef d’Etat qui aurait illégalement, et dans un contexte crapuleux, bénéficié de largesses financières prodiguées par Mouammar Kadhafi, celui-là même que Sarkozy présentera, par la suite, comme le mal absolu du Sahel.

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France – Afrique : La rupture maintenant ?

p0487065001366703243A paraître le 15 mai 2013 – Acoria Editions

Quatrième de couverture :

Journaliste politique, Francis Laloupo prend pour prétexte l’élection de François Hollande pour décrypter cinq décennies de relations singulières entre la France et l’Afrique francophone. Loin des discours victimaires habituels, l’auteur pointe la responsabilité et la complicité des élites africaines dans la mise en place et la pérennisation du pacte néocolonial. S’appuyant sur certains faits vécus dans l’exercice de son métier, et n’hésitant pas à convoquer sa mémoire intime, l’auteur revisite les méandres de la Françafrique et livre un regard actuel et « générationnel » sur cette histoire franco-africaine. Cet essai original, entre témoignage, observations et confidences, prend à contre-pied les discours convenus sur la Françafrique et plaide,in fine, pour une « normalisation » des relations entre la France et l’Afrique francophone.

http://www.acoria.site-fr.fr/produit/174215/

Plaidoyer pour la paix civile en Guinée – Par Assane Diop

[Note de l’éditeur : Cette semaine, nous nous vous proposons une contribution de notre confrère Assane Diop, Journaliste à Radio France Internationale (RFI). Ce blog étant un espace d’expression libre et plurielle, les opinions qui y sont publiées engagent exclusivement leurs auteurs. Voici donc un regard sur la crise politique en cours en Guinée Conakry. Un « plaidoyer » assorti de quelques pistes de solutions pour une sortie de crise apaisée dans ce pays. Une contribution au débat, sur une situation qui suscite de vives inquiétudes au sein des opinions africaines et internationales.]

Pendant plus d’une semaine, entre fin février et début mars 2013, Conakry a de nouveau été secoué par une vague de violentes manifestations. Neuf personnes, dont un policier, ont péri dans des heurts entre les forces de l’ordre et les manifestants. De nombreux commerces ont été mis à sac par des pillards mêlés aux manifestants. La principale association de commerçants de Guinée a ainsi estimé à près de 9 millions d’euros le préjudice subi, et en a réclamé réparation à l’Etat. Comme lors des graves dérapages qui avaient marqué les rassemblements des 17 mars et 27 septembre 2012, c’est suite à un appel à manifester des principales forces de l’opposition que les rues de la capitale guinéenne se sont embrasées. Une fois encore, l’opposition exigeait « des élections propres », tout en rejetant le calendrier des législatives fixées au 12 mai par la Commission électorale nationale indépendante, (CENI). En l’absence « de dialogue avec le pouvoir et les forces de la majorité présidentielle » sur les conditions garantissant des « élections propres », l’opposition a donc une fois de plus choisi la rue pour exprimer ses revendications. 

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