Opinions, Humeurs et Géopolitique

Le blog de Francis Laloupo

M.J., 1958-2009

Arrivé sur Terre, par hasard, un jour de l’année 1958. M.J comme E.T. Et, le hasard se confondant à la nécessité, il est devenu le plus grand « performer » de la musique et du spectacle modernes.

Compositeur hors pair, chorégraphe transcendant, Michael Jackson aura mené aux confins de la perfection l’expression de la musique noire, réalisant une synthèse absolue et définitive du blues, de la soul et du rythm’n blues. Projetant ces genres musicaux sur les rives du rock pour atteindre au résumé fédérateur de la pop, musique populaire et identité planétaire. Dans son lot époustouflant des figures chorégraphiques où la grâce le dispute à la magie, Michael Jackson a livré au monde la « Moonwalk », signature initiale et ultime de l’ange échappé de son étoile. L’éternel enfant qui n’a jamais cessé, à l’intérieur de sa tête, de marcher sur les étoiles, cet homme qui venait d’ailleurs, portait sur son visage la mélancolie d’une imprenable galaxie embrumée. La nostalgie indélébile, grandissante d’un ailleurs diffus. Alors que les hommes, depuis leur naissance, cheminent vers leur visage, il se sera appliqué, pour sa part, à annuler le sien, sculptant son enveloppe charnelle vers l’ultime destination : le retour à l’extatique néant. Lui qui disait que « le ciel est la seule limite », tout en accomplissant sa « tâche », aura, chaque jour de sa vie terrestre, organisé son retour vers ce lieu, inconnu de nous, dont il était à la fois le ressortissant et l’émissaire. Lors de ses obsèques, le 7 juillet à Los Angeles, le monde découvrait soudain à quel point cet homme a changé le monde, la musique, bouleversé les repères, jeté les ponts entre les êtres, pulvérisé les frontières et rassemblé ce qui était épars. Et ce, en quarante ans de ce qui fut bien plus qu’une carrière : une mission dont le temps révélera la part mystique et le caractère transcendant. Point nodal de cette mission : l’amour. « Nous pourrons réaliser ce qui semble impossible, si toutes nos voix n’en font qu’une », aimait-il chanter. Michael Jackson proposait de « soigner le monde ». Il l’a rendu meilleur. Aux humains de faire grandir ce legs. Mission accomplie. A l’artiste, au frère et à l’ami, nous disons : bon retour vers les étoiles.

 (7 juillet 2009)

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