Opinions, Humeurs et Géopolitique

Le blog de Francis Laloupo

Crise et révolution

Le 17 mars dernier, pas moins de huit chefs d’Etat de pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) étaient présents à Ouagadougou pour exprimer leur vive inquiétude face à la crise financière mondiale. Par-delà l’expression des inquiétudes, cette crise qui pulvérise toutes les certitudes brandies depuis deux décennies sous le sceau du libéralisme économique est pourtant une bonne nouvelle pour l’Afrique.

Face au désarroi des pays du Nord, l’Afrique devrait mettre à profit cette « faille historique » pour établir le bilan des politiques menées, souvent aux dépens des réalités souveraines, redéfinir les conditions d’un développement durable, s’atteler à inventer de nouvelles formes de gestion économique en mesure de rompre avec la funeste équation de l’aide, et faire émerger des mécanismes pour une véritable mobilisation des énergies endogènes. La crise libère, mécaniquement, de nouvelles voies du possible pour les pays du Sud, et l’exemple vénézuélien démontre à souhait la capacité du politique à influer sur le sort d’une nation en s’émancipant de la fatalité des pensées uniques, fussent-elles « mondialistes ». En associant une révolution économique à la réaffirmation d’un système politique servant de socle et de garantie pérenne au développement, les dirigeants africains sauront-ils saisir cette opportunité historique ?

(23 mars 2009)

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