Opinions, Humeurs et Géopolitique

Le blog de Francis Laloupo

NOTES DE SAISON – Décembre 2021

I. Journalistes en danger (Birmanie, Bélarus, Chine… Togo)
II. Zizanie franco-malienne
III. La France Zemmour
IV. Guadeloupe, Martinique… Brasiers ultramarins

I- JOURNALISTES EN DANGER


Selon le bilan annuel de Reporters Sans Frontières (RSF) l’année 2021 a été marquée par un triste record : celui du nombre de journalistes emprisonnés à travers le monde. Une réalité devenue encore plus préoccupante au moment où l’on observe la montée de nouvelles autocraties décomplexées. Ces dernières, impétueusement dressées contre les systèmes dits « progressistes », n’hésitent plus à déployer, en toute impunité diverses formes de violences contre les journalistes, incarnation de la liberté d’informer, un concept indésirable dans ces contrées…


Quelque 488 journalistes croupissent actuellement derrière les barreaux. Un chiffre jamais enregistré depuis la création, en 1995, du bilan annuel de Reporters Sans Frontières. En 2021, trois pays sont en tête du triste palmarès des violences à l’encontre des journalistes : la Birmanie, le Belarus et la Chine. Le rapport de l’ONG indique notamment que « l’exercice du journalisme, principal vaccin contre le virus de la désinformation, est gravement entravé dans 73 des 180 Etats, et restreint dans 59 autres, soit au total 73 % des pays évalués. » Le combat pour la liberté d’informer, est plus que jamais d’actualité. Etat des lieux en Afrique, selon le rapport de RSF : « La liberté de l’information revêt plusieurs visages sur ce continent, où coexistent à la fois la presse foisonnante du Sénégal et le silence assourdissant des médias privés en Érythrée ou à Djibouti. Malgré une vague de libéralisation dans les années 1990, on assiste encore trop souvent à des pratiques arbitraires de censure, notamment sur Internet avec des coupures ponctuelles du réseau dans certains pays, des arrestations de journalistes au prétexte de la «cybercriminalité», de la «diffusion de fausses informations» ou encore de la «lutte contre le terrorisme», et des atteintes violentes, très souvent dans la plus grande impunité. L’état de la liberté de la presse reste encore largement dépendant du contexte politique et social… »
En décembre, mauvaises nouvelles du Togo. L’actualité a été dominée par l’arrestation et la détention de journalistes et d’activistes. Ferdinand Ayité et Joël Egah ont été arrêtés et placés en détention pour avoir tenu, au cours d’une émission, des propos critiques sur l’action de membres du gouvernement. Au cours du même week-end, l’opinion s’est émue de l’interpellation de l’activiste Fovi Katakou, membre du mouvement citoyen « Nubuéke », suite à des commentaires qu’il a émis, via un média social, sur la vie politique dans son pays. Déféré à la prison civile de Lomé, Fovi Katakou, souffrant d’un lourd handicap moteur, a été accusé d’apologie de crimes et délits, et incitation à la révolte contre l’autorité de l’Etat. Ces arrestations ont suscité une vive émotion au sein de l’opinion, et de nombreuses réactions des partis politiques, organisations de la société civile, et aussi de la Conférence des évêques qui, se joignant au concert d’indignation, a demandé la libération des journalistes et des prisonniers d’opinion. Cette vague de protestations a déjà produit quelques effets. Le 21 décembre, Fovi Katakou a été libéré. Toujours est-il que ces événements viennent rappeler que dans certains pays à travers le continent, le temps s’est arrêté aux années de plomb et de braise. Et les menaces qui pèsent sur les journalistes en sont toujours les premiers indicateurs.
Francis Laloupo

II- ZIZANIE FRANCO-MALIENNE

Depuis quelques semaines, les tensions entre Paris et Bamako sont au cœur du dossier sécuritaire au Sahel. Le temps viendra où l’on pourra exposer tous les éléments de cette équation à plusieurs inconnues : comment la France, saluée en 2013 à travers l’opération Serval diligentée par François Hollande, est-elle devenue, neuf ans plus tard, l’objet de tous les ressentiments exprimés par une partie de la population malienne, y compris par les membres de l’actuel gouvernement ? Si l’exécutif malien, issu d’un double coup d’Etat, multiplie les signaux de sa gouvernance carentielle doublée d’une inquiétante tentation autoritaire, Paris n’a cessé, pour sa part, d’accumuler au cours des dernières années des égarements diplomatiques qui ont conduit à ce qui prend les allures d’une tragique zizanie.
Enfermées dans leur logique et leurs agendas respectifs, les deux parties sont parvenues à un point de non communication. Une situation qui, par delà les facteurs identifiables, est empreinte aussi d’une indéniable charge irrationnelle. Il me plaît de rappeler ici une effarante séquence. C’était le 21 novembre 2021. Invité sur la chaîne de télévision LCI, Jean-Yves Le Drian, parlant de la situation au Mali, évoqua une réunion avec les pays du G5 Sahel (Mali, Niger, Tchad, Burkina Faso, Mauritanie). Le chef de la diplomatie française affirma alors que le G5 Sahel « est composé de pays ayant tous des dirigeants élus, sauf le Mali ». Par quel étrange détour de l’esprit le ministre incluait dans sa liste des « dirigeants élus » les actuels dirigeants tchadiens, auteurs d’un coup de force ? Il est vrai que ce putsch, consécutif à la disparition du président tchadien Idriss Déby en avril 2021, avait été littéralement avalisé par Paris. Les putschistes maliens n’avaient pas bénéficié de cette même indulgence… Jean-Yves Le Drian semble succomber, de temps à autre, aux délices suspects d’un foccardisme tranquille…
En tout cas, conformément aux décisions de l’Elysée, l’opération Barkhane devrait dans un futur proche être réduit à sa plus symbolique expression. Facteur rédhibitoire de l’alliance cordiale entre Paris et Bamako : le nouveau contrat entre les autorités maliennes et les mercenaires russes de la compagnie Wagner cautionnée par le Kremlin. Cet engagement de Wagner dans le conflit malien est  jugé incompatible avec l’implication militaire française. In fine, il fournit à la France et ses alliés de l’Union européenne, l’argument définitif pour parer à l’enlisement et prendre leur distance avec le bourbier malien. Reste désormais aux autorités maliennes à faire la démonstration de leur capacité à produire des solutions autonomes à la résolution d’une crise dont les développements futurs demeurent toujours imprévisibles. 
Francis Laloupo

III- LA FRANCE ZEMMOUR

Devrais-je m’étonner d’observer, de loin, les tribulations d’Eric Zemmour ? Non. Ou alors, un peu quand même. Même si j’en avais, à maintes occasions par le passé, perçu les signes et les indices, je n’imaginais certainement pas qu’il allait porter aussi loin ce qui relevait chez lui à la fois d’une névrose ancienne, et d’un fonds commerce dont il avait très tôt évalué les potentialités. Nous avions « cohabité » sur un plateau de télévision, entre 2006 à 2009, pour les besoins de l’émission « L’Hebdo » produite et diffusée par la chaîne de télévision France O. Et malgré nos convictions diamétralement opposées – ce qui constituait la justification même de cette émission -, le temps partagé ensemble nous avait nécessairement amenés à mieux nous connaître, et nos échanges se poursuivaient bien loin des studios de télévision où nous officiions. Plus tard, nos chemins allaient fatalement s’éloigner l’un de l’autre. Bien entendu, l’objet ici n’est pas de relater ce qui reste consigné dans le domaine des conversations privées entre Eric et moi. Je me contenterai donc de quelques commentaires sur l’homme que le monde découvre sous son nouveau statut, celui d’un candidat à la présidence de la République française.
L’affaire qui aurait pu être considérée comme une mauvaise blague a pris les allures d’un phénomène abondamment commenté jusqu’au-delà des frontières de la France. Zemmour candidat à la présidence. Après avoir fortifié au cours des dix dernières années son pensum idéologique. Une décennie plus tôt, il rejetait, sans toutefois nous convaincre, toute forme de parenté avec l’extrême droite. Il en est devenu l’incarnation, aux confins de la caricature. Avec, en prime, de forts relents fascisants. L’expression décomplexée du racisme, la haine comme carburant du discours, la certitude de détenir toutes les vérités, et la guerre civile comme promesse d’avenir pour la France. Plus français que français, Zemmour se présente comme « l’homme providentiel » ayant pour mission de sauver du péril un indéfinissable « modèle français ». Il est désormais le seul politique français à oser dire : « La France c’est moi ». Sans rire. Plutôt que de dessiner l’avenir, il exalte le passé. Quarante ans plus tôt, un certain Jean-Marie Le Pen vociférait sur les plateaux de télévision, en alertant ses concitoyens contre ces « hordes barbares venant de l’autre côté de la Méditerranées, pour engrosser nos femmes ». Zemmour emprunte les mêmes accents pour désigner l’ennemi : les musulmans d’Afrique du nord et les Subsahariens. La menace fantôme proviendrait de cette seule catégorie d’« immigrés », terme générique incluant aussi bien des résidents étrangers que leurs enfants et arrière-petits-enfants nés en France et donc français. Ce sont eux qu’il faut combattre, expulser, éradiquer en somme. Derrière ces sinistres énoncés, la promesse subliminale d’un « sol ethniquement pur ».
«La France a peur», dit le discours. Peur de disparaître. Selon Zemmour, les musulmans seraient tous des djihadistes en puissance, et les Africains des migrants malfaisants, tous ourdissant le sombre projet de détruire la civilisation française, chrétienne et blanche. Gare donc au « grand remplacement ». Un fantasme qui prêterait à sourire s’il n’était pas partagé par une frange de la population française. Question aux adeptes du zemmourisme : auraient-ils seulement identifié sous les cieux africains un groupe constitué, ayant pour projet d’investir le territoire français pour en éradiquer la population – « de souche », comme de bien entendu – au moyen d’un colossal plan de « remplacement » assorti d’assauts génocidaires ? Pour Zemmour, c’est bien cette énormité qui constitue le socle de son extravagante « ambition présidentielle ». Et c’est avec la dose nécessaire de paranoïa, qu’il désigne les « complices de l’intérieur » de la disparition programmée de sa France tant aimée. Le premier de ces complices honnis n’est autre que le Président Emmanuel Macron qui, selon Zemmour, a « décidé de dissoudre la France dans l’Europe et l’Afrique ». Rien moins que ça…
Issu d’une famille juive berbère ayant dû quitter l’Algérie indépendante pour la France « mère patrie », il s’appliqua très tôt, sur les recommandations de sa mère, à «aimer la France par-dessus tout», sans pour autant se délester de l’inconfortable empreinte d’une Algérie dont il abhorre l’actualité. Aimer la France plus fort que quiconque. Au-delà de la simple raison ordinaire. Quitte à évoquer obstinément les images d’une France imaginaire, fabriquée pour son projet de vie. Obsession ancienne de revanche sociale, rage de se distinguer et de satisfaire un désir toujours plus exigeant de reconnaissance, exécration irrationnelle et recuite de « l’étranger », construction d’un imaginaire nationaliste et identitaire… autant de facteurs constitutifs de sa farouche volonté, ou de sa démonstration d’« assimilation ». Il a décidé de faire de ses tourments intimes un atout sulfureux pour une aventure politique. Au bout du chemin, une névrose française…
Falsifiant avec une rare audace des faits historiques, détournés pour servir son idéologie, assénant péremptoirement des mensonges politiques formulés tel des vérités historiques, usant allègrement de rhétoriques matoises qui ne souffrent pas la contradiction… Zemmour a inventé une manière d’hyperbole véridique que ne renierait pas Donald Trump. La voie royale pour devenir un pur produit du spectacle télévisuel, à défaut d’être un journaliste chevronné. Un phénomène d’époque. Symptomatique des maux qui assaillent les démocraties. Dans un article intitulé « Zemmour et le débat public en démocratie: les leçons de Foucault » sur Slate.fr, Christian Salmon écrit à propos d’Eric Zemmour : « Ce pur produit des médias en a épousé toutes les dérives depuis vingt ans : du Figaro à CNews, en passant par les talk-shows du service public, il s’est émancipé des règles professionnelles du journalisme pour devenir l’imprécateur attitré des chaînes d’info en continu. Depuis les années 2000, la délibération démocratique a cédé la place aux lois de la performance médiatique. La scène politique s’est déplacée : des lieux de la délibération et de la décision politique (forum citoyens, meeting des partis politiques, assemblées élues, ministères) vers les nouveaux espaces de légitimation (TV par câble et réseaux sociaux)…» En mai 2021, Zémmour déclarait sur la chaîne CNews que « tous les trafiquants de crack son sénégalais ». Vive réaction du ministre sénégalais de la Culture et de la Communication qui a adressé une lettre de protestation au Président du Conseil d’administration de la chaîne. Extrait : « Comment peut-on justifier que M. Zemmour puisse bénéficier d’une tribune quotidienne lui permettant de déverser à jet continu son torrent de haine et d’injures contre des cibles choisies en fonction de leurs origines, de leurs croyances, de leurs religions, de leurs noms ou de la couleur de leur peau ? (…) Au nom du gouvernement de la République du Sénégal, je demande solennellement de faire part à Monsieur Vincent Bolloré (propriétaire de CNEws, Ndlr) et aux responsables de cette chaîne de télévision, de notre vive protestation face à l’absolution dont bénéficie Monsieur Eric Zemmour, un privilège suffisamment troublant pour susciter de légitimes interrogations… »
On pourrait à juste titre s’interroger sur l’inquiétante gourmandise avec laquelle les médias français ont ouvert leurs espaces et leurs antennes à celui qui n’était pas encore un candidat à la présidentielle. Les chaînes françaises d’information continue s’en sont donné à cœur joie, exhibant l’excentrique à toutes les heures de la journée, au point de rendre banales les outrances devenues sa marque de fabrique. On s’est inquiété d’entendre des commentateurs professionnels décerner un certificat d’« intelligence » à la nouvelle tête d’affiche de l’extrême droite condamné à plusieurs reprises pour provocation à la haine et à la discrimination raciales, et dont certains propos relèvent généralement du délit. La fascination du pire ? Il faut s’inquiéter de la coupable complaisance dont jouit ce candidat de l’immonde. Combien sont-ils alors, dans ce pays de France, à partager les névroses qui sous-tendent sa pernicieuse aventure ? Pour ceux qui manifestent leur intention de lui accorder leurs suffrages, cette séquence politique agit comme un exutoire : Zemmour est un « haut parleur » de ce qu’ils « pensent tout bas, sans oser le dire ». Il fut un temps où cet attribut était exclusivement détenu par le Front national.
Toutefois, comme après un moment de sidération, des voix s’élèvent en France pour dénoncer l’imposture et les dangers inhérents à cet épisode la vie politique. Après l’inénarrable déclaration de candidature de Zemmour – pastiche de l’Appel du 18 Juin du Général De Gaulle -, le 30 novembre 2021, Hervé Morin, Président du parti Les Centristes/ Le Nouveau Centre, a observé que « cette déclaration de candidature relève quasiment de la psychiatrie quand on voit dans quelles conditions cela a pu se faire ». Et d’ajouter : « Eric Zemmour incarne tout ce que je déteste dans la vie politique. On ne peut pas avoir à la tête du pays quelqu’un qui porte avant tout un message de division et de haine. Si vous partez sur un discours qui vous rétrécit, qui empêche le rassemblement, vous êtes à l’avance amenés à l’échec absolu ». Le 5 décembre 2021, lors d’un meeting, Jean-Luc Mélenchon, leader de La France Insoumise (LFI)  prononçait cette formule définitive : « Nous découvrons les ennemis du genre humain : c’est Eric Zemmour ». Gageons que cette fois aussi, le genre humain s’en relèvera…
Francis Laloupo

IV- GUADELOUPE, MARTINIQUE… BRASIERS ULTRAMARINS

Les signes avant coureurs se sont multipliés dès le deuxième trimestre de l’année 2021.
Les signaux d’alerte ne pouvaient être ignorés, tellement ils étaient éloquents. Il suffisait d’écouter la rue, de lire les journaux, de regarder les télévisions locales et de repérer, dans les « débats » qui se succédaient, la révolte qui s’annonçait. Il suffisait de lire dans le ventre du pays, pour anticiper les moyens d’endiguer une colère dense, collective et qui se retenait d’exploser. Au centre de toutes choses, le rejet, quasi viscéral, de la vaccination tout court, et surtout de l’obligation vaccinale pour certaines catégories professionnelles. L’Etat central n’a pas voulu voir et entendre les alertes, considérant peut-être la montée des contestations en Guadeloupe – et plus tard en Martinique – comme des tensions périphériques, des convulsions de basse intensité, et accessoirement provinciales.  
Après des mois d’avertissement, la colère s’est portée dans la rue en novembre
aux Antilles, pour se transformer furieusement en un mouvement insurrectionnel. Toutes les revendications accumulées se sont invitées au ballet tumultueux de la fronde menée contre les préconisations vaccinales anti Covid 19. Toutes les défiances anciennes ont été convoquées à ce rendez-vous de toutes les colères. Tous les contentieux jamais apaisés, aussi. Les plus inspirés n’ont pas hésité à évoquer les heures sombres de l’esclavage pour accuser les autorités françaises, prescripteurs officiels de la vaccination, des pires machinations attentatoires à l’identité antillaise.
Face à l’explosion, les autorités ont dû se résoudre à prendre en compte
les « spécificités antillaises ». En somme, l’Hexagone redécouvrait l’existence de ces lointaines terres françaises. Sur les chaînes de télévision, les sociologues et autres « spécialistes » ont été mis à contribution pour « décrypter » la situation. L’occasion d’évoquer le « paysage mental spécifique » des Antilles, ou encore la « méfiance croissante à l’égard du pouvoir central » qui sert de moteur à l’expression des colères. On redécouvre alors une jeunesse antillaise sans horizon et qui n’attend plus rien de cette France dont la réalité devient indiscernable. Sur ces territoires ultramarins où la loi des bandes maffieuses est devenue prégnante, cette jeunesse apparaît déterminée à rompre le pacte franco-ultramarin et l’illusoire « continuité territoriale », ce concept incantatoire qui n’a jamais vraiment été porté à achèvement. Des pans entiers de ces territoires fonctionnent déjà, mentalement et matériellement, comme des électrons libres, détachés des logiques initiées depuis l’Hexagone. Question essentielle dictée par la problématique ultramarine : ces territoires pourraient-il être indéfiniment considérés comme des prolongements de la France ? Est-ce pour tenter de répondre à cette question interdite que, fin novembre, le ministre des Outre-Mer, Sébastien Lecornu, a maladroitement annoncé que le gouvernement serait « prêt à parler de l’autonomie de la Guadeloupe » ? 
Francis Laloupo

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